← Retour vers le portail de l'école élémentaire                                                                   Samedi, 25 Mai 2019                      

Poésie /chant

7) Poésies 7

Printemps

 

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !

Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,

Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !

Les peupliers, au bord des fleuves endormis,

Se courbent mollement comme de grandes palmes ;

L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;

Il semble que tout rit, et que les arbres verts

Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.

Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;

Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,

A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,

Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

 

Victor Hugo

 

Joli mois de mai

 

Ô joli mois de mai, tu ouvres une à une

De tes doigts délicats, les roses du jardin

Et tu déposes en pluie la rosée du matin,

Offerte par la nuit à un rayon de lune.

 

Tu murmures aux buissons la chanson du Zéphyr

Jetant à la volée des fleurs sur les chemins.

Tu fais valser les cœurs, joyeux lutins

Au rythme des passions et des éclats de rire.

 

Sur les calendriers avec tes saints de glace,

Des affres de l’hiver, il reste encore la trace

Entre soleil et pluie, nuages et éclaircies.

 

Les oisillons s’emplument et le vent les emporte,

Adieu mauvais temps et les intempéries

L’été s’annonce enfin, il tape à la porte.

 

Alphonse Blaise

Renaissance

 

Papillons de toutes les couleurs,

Déployez vos ailes de nacre

Car l’air est empreint de douceur

Grâce au printemps dont c’est le sacre !

 

Fleurs aux beaux pétales colorés,

Laissez planer vos doux parfums

Car cet hiver blanc s’en est allé

Après de longs mois, enfin !

 

Arbres aux longues branches nues,

Parez-vous de vos habits fleuris

Car à présent le moment est venu

De profiter d’une nouvelle vie.

 

Insectes, oiseaux et autres petites bêtes,

Réveillez-vous d’un lourd sommeil

Car le printemps est à la fête

Sous l’œil bienveillant du soleil.

 

Karine Persille

 

 

6) Merci à ma planète

5) Poésies 5

La galette des rois

 

Dans la galette des rois
Il y a une part pour toi.
Si tu trouves la fève
Tu deviens le roi.

La galette des rois
Qu'on la coupe en treize
Ou qu'on la coupe en trois
Il n'y a qu'un seul roi.

Quand la galette des rois
A désigné son roi
Le roi choisit sa reine
Et après tout le monde boit.

 

Pierre Ruaud

 

La gelée

 

Ce matin, Il y avait
Des milliers
De diamants
Dans les champs.

Les gens ont dit :
“C’est la gelée.”
Mais moi
Je sais bien
Que c’est la lune
Qui a fait craquer
Tous ses colliers.

 

Anne-Marie Chapouton

 

Bonne année


Bonne année à toutes les choses,
Au monde, à la mer, aux forêts.
Bonne année à toutes les roses
Que l’hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m’aiment
Et qui m’entendent ici-bas.
Et bonne année aussi, quand même,
À tous ceux qui ne m’aiment pas.

Rosemonde Gérard

 

  

Le givre

Le givre a mis sur mes carreaux
Toute une blanche carapace
De sapins et de fins bouleaux
Des étoiles et des animaux
À longue fourrure de glace.
Je vois aussi sur mes carreaux
Un homme chaussé de raquettes.
Serait ce donc un Esquimau
Qui va sortir de sa cachette
Et déposer sur son traîneau
Quelque mystérieuse bête ?
Le givre fond sur mes carreaux
Dans ma chambre la bûche flambe.
Adieu, sapins et animaux.
Mon Esquimau n’a plus de jambes.
Quel dommage, c’était si beau !


Marcelle Vérité


 

Le givre

 

Mon Dieu ! Comme ils sont beaux
Les tremblants animaux
Que le givre a fait naître
La nuit sur ma fenêtre

Ils broutent des fougères
Dans un bois plein d’étoiles,
Et l’on voit la lumière
A travers leurs corps pâles. 

Il y a un chevreuil
Qui me connaît déjà;
Il soulève pour moi
Son front d’entre les feuilles. 

Et quand il me regarde,
Ses grands yeux si doux
Que je sens mon cœur battre
Et trembler mes genoux.

Laissez moi, ô décembre !
Ce chevreuil merveilleux.
Je resterai sans feu
Dans ma petite chambre. 

Maurice Carême


 


4) Poésie 4

Dans Paris

Dans Paris il y a une rue;
Dans cette rue il y a une maison;
Dans cette maison il y a un escalier;
Dans cet escalier il y a une chambre;
Dans cette chambre il y a une table;
Sur cette table il y a un tapis;
Sur ce tapis il y a une cage;

Dans cette cage il y a un nid;
Dans ce nid il y a un œuf,
Dans cet œuf il y a un oiseau.

L'oiseau renversa l'œuf;
L'œuf renversa le nid;
Le nid renversa la cage;
La cage renversa le tapis;
Le tapis renversa la table;
La table renversa la chambre;
La chambre renversa l'escalier;
L'escalier renversa la maison;
la maison renversa la rue;
la rue renversa la ville de Paris.

Paul Eluard

A toi de jouer !

3) Poésies 3

Chanson des escargots

 

A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés

Jacques Prévert

 

Quand automne en saison revient

 

Quand automne en saison revient,
La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.
Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
Ah ! Que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.

 

Samivel

 


2) Poésies 2

L’automne

On voit tout le temps, en automne, 
Quelque chose qui vous étonne, 
C’est une branche, tout à coup, 
Qui s’effeuille dans votre cou. 
C’est un petit arbre tout rouge, 
Un, d’une autre couleur encor, 
Et puis, partout, ces feuilles d’or 
Qui tombent sans que rien ne bouge. 
Nous aimons bien cette saison, 
Mais la nuit si tôt va descendre ! 
Retournons vite à la maison 
Rôtir nos marrons dans la cendre.

Lucie Delarue-Mardrus

Sur l'arbre rouge

Sur l'arbre rouge, as-tu vu 
Le corbeau noir ? 
L'as-tu entendu ? 
En claquant du bec, il a dit 
Que tout est fini ; 
Les fossés sont froids, 
La terre est mouillée. 
Nous n'irons plus rire et nous cacher, 
Dans la bonne chaleur du blé. 
Le corbeau noir a dit cela, 
En passant, 
Dans l'arbre rouge couleur de sang.

Marguerite Burnat-Provins


1) Poésie 1

"Pour la rentrée..." de Pierre Ruaud

Pour la rentrée…

Je voulais dans mon cartable 
Emporter mes châteaux de sable,
Mon cerf-volant, des coquillages
Et le portique de la plage.

Maman m’a dit
Ça n’est pas permis
Et puis tout ça
Ça ne rentre pas !

Alors j’ai pris un beau stylo,
Pour le goûter quelques gâteaux
Et que des choses raisonnables,
Plus trois petits grains de sable !

Pierre Ruaud


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